Accompagnement neuroatypie : TDAH, HPI et hypersensibilité. Une approche honnête, sans promesses.
Mon accompagnement neuroatypie ne ressemble pas à ce que vous avez peut-être déjà vu. En voici la raison.

Il y a quelques semaines, j’ai passé du temps sur le site d’une praticienne qui propose des séminaires « quantiques immersifs ». Elle y explique que son travail agit sur « la vibration de l’univers » grâce à « la résonance du champ électromagnétique du cœur ». Les témoignages parlent de transformations radicales en un week-end. Le tout est présenté avec des images soignées, une musique enveloppante et une histoire personnelle touchante sur l’enfance difficile surmontée.
Je ne vais pas nommer ce site. Ce n’est pas mon sujet.
Mon sujet, c’est ce que j’ai ressenti en le lisant. Un mélange d’agacement et de reconnaissance. De la reconnaissance d’abord, parce que l’approche physique me parle profondément. S’il existait des publications scientifiques sérieuses pour justifier la loi de l’attraction, je me ferais le plaisir de les apprendre par cœur. La question du lien entre le corps, l’énergie et le mieux-être, je me la pose tous les jours dans mes accompagnement neuroatypie destiné à des personnes TDAH, HPI et hypersensibles. Ce n’est pas le sujet qui me dérange.
Ce qui m’a dérangée, c’est que tout sonnait faux. Un discours trop parfait, une intervenante sans aspérité, des promesses tellement engageantes qu’elles en devenaient suspectes. Et derrière ce vernis, un tarif qui frôle le millier d’euros.
Je comprends l’attrait. Moi la première, j’ai déjà cliqué sur ce genre de choses. Parce que lorsque l’hypersensibilité vous fait souffrir au plus profond des tripes, on est prêt à payer très cher pour ne plus avoir mal. Et quand on cumule des années de souffrance sans vraiment trouver ce qui aide, mille euros pour une promesse de transformation peut sembler être le bon investissement.
Sauf que lorsqu’on a un TDAH, résister à ce type de promesse quand le compte en banque dit non, c’est un exercice particulièrement difficile. L’impulsivité, le besoin de solution immédiate, la fatigue de chercher depuis si longtemps. Tout ça peut transformer un clic enthousiaste en engrenage financier compliqué.
Ce que le marché de développement personnel ne vous avouera jamais.
Le développement personnel a ses codes. Les récits de renaissance, les méthodes qui changent tout, les résultats garantis. Et si ça ne marche pas, c’est forcément que vous n’avez pas assez bien suivi le programme. Cette culpabilité-là, je la trouve profondément injuste. Surtout pour des personnes qui ont déjà passé une bonne partie de leur vie à se demander ce qui n’allait pas chez elles.
Ce que ce marché dit rarement, c’est ce à quoi ressemble le changement réel. Il ne s’agit pas une révélation un dimanche soir après un week-end immersif. Pour moi, cela m’a pris un an pour comprendre mon fonctionnement. Un an après le diagnostic TDAH et HPI à traverser quelque chose qui ressemblait à un deuil. La perte de mes repères, une fatigue que je n’arrivais pas à expliquer, l’envie de ne voir personne parce que je ne savais plus ce que j’avais à leur apporter. Plus de motivation pour rien. Et en parallèle, l’hypersensibilité que j’avais toujours vécue comme une faiblesse, qu’il fallait aussi apprendre à regarder autrement.
Ce que j’observe chez les personnes en accompagnement neuroatypie ressemble à ça. Une femme en burn-out complet qui n’arrivait plus à envisager de retourner dans le monde de l’entreprise, et qui a commencé par écrire et dessiner parce que c’était la seule chose qui lui semblait possible. Quelqu’un qui arrive en séance, dont le corps lâche enfin, et qui repart en ayant compris pour la première fois qu’il ne pouvait pas fonctionner autrement, et que ce n’est pas une faute. Des personnes qui commencent à déposer le poids de ce qu’on leur a inconsciemment transmis, parents, proches, injonctions familiales, et qui se déculpabilisent d’avoir peut-être raté des choses.
Ce n’est pas aussi miraculeux que les promesses bien marketées. Mais c’est la réalité.
Ce en quoi je crois vraiment sur le changement
Je crois en la loi de l’attraction. Je le dis clairement parce que ce serait malhonnête de ma part de ne pas l’assumer. Par contre je n’y crois pas dans sa version vibrationnelle vendue avec une musique enveloppante et des promesses de transformation miraculeuses en trois semaines. Je l’applique plutôt de manière plus concrète et incarnée. Apprendre à visualiser une situation que l’on désire, la faire résonner dans tout son corps plutôt que juste y penser, apprendre à voir ce qui va plutôt que de se focaliser uniquement sur ce qui ne va pas. Ce sont des mécanismes psychologiques réels qui changent progressivement la façon dont on perçoit ce qui nous entoure.
Le terme quantique appliqué au bien-être émotionnel reste pour moi irréaliste. Il emprunte la crédibilité de la physique pour habiller quelque chose qui n’en a pas besoin pour fonctionner. Et le discours trop parfait, trop lisse, trop miraculeux, je n’y crois pas. Non pas parce que je suis fermée mais parce que j’ai appris à mes dépens que le vrai travail sur soi ne ressemble pas à ça.
Les personnes qui viennent me voir arrivent rarement en me disant qu’elles veulent changer de vie. Elles arrivent épuisées, anxieuses, avec un brouillard dans la tête qui les empêche de voir où elles en sont et où elles vont. Elles se sentent perdues dans leur vie. C’est ce que je propose en premier dans mon accompagnement neuroatypie, ce n’est pas une transformation. C’est de comprendre ce qui leur pèse vraiment, comment elles le vivent, et pourquoi. Simplement s’accepter avant de vouloir tout régler. Parce que vouloir changer ce qu’on ne comprend pas encore, ça ressemble surtout à se battre contre soi-même.
Accompagnement neuroatypie : Une boîte à outils pensée pour vous
Sur le papier je suis sophrologue. C’est mon socle de formation, la colonne vertébrale de tout ce que je propose. Mais en accompagnement neuroatypie la réalité est plus large que ça.
Selon l’état de la personne qui est en face de moi, selon ce qu’elle traverse ce jour-là, je choisis intuitivement ce qui va lui correspondre. Parfois c’est la sophrologie, la respiration, la relaxation, la visualisation pour apaiser un système nerveux en surchauffe. Parfois c’est l’EFT ou l’EMDR pour libérer quelque chose de plus enfoui. Les Fleurs de Bach pour soutenir un état émotionnel que les mots seuls ne calment pas. Les soins énergétiques et les rituels pour travailler sur des blocages que le mental ne sait pas toujours saisir.
Quand le corps parle avant les mots
Dans l’accompagnement neuroatypie il y a aussi les tirages de cartes et les guidances si cela résonne pour la personne bien évidemment. En début de séance pour capter l’énergie du moment et sentir sur quoi on va travailler ensemble. Ou en fin de séance, quand le doute est trop fort pour repartir les mains vides. Ce ne sont pas des outils de prédiction mais plutôt des sources de réflexions pour identifier les chemins possibles. Un peu comme des miroirs permettent de voir la situation actuelle sous un autre angle. Une façon de mettre des images sur ce que la personne ressent déjà sans pouvoir le formuler.
Je pratique moi-même des rituels, pas selon un protocole imposé mais quand j’en ressens le besoin. Écrire une lettre que je vais bruler, dessiner des bonhommes allumettes pour poser une problématique dans la matière, faire une demande à la lune ou à l’univers. Des façons de donner un contour physique à ce qui reste flou dans la tête. Ce n’est pas de la magie, c’est une façon d’entrer en contact avec ce qu’on ressent sans passer uniquement par les mots. Et ça fait partie intégrante de ma façon d’accompagner.
Ce que je ne ferai jamais c’est vous promettre que tout ça va effacer votre histoire et supprimer votre atypie. Votre cerveau TDAH, HPI ou hypersensible n’est pas un problème à résoudre. Mon travail n’est pas de changer votre fonctionnement. C’est de vous aider à le comprendre et à trouver des techniques simples pour pallier les difficultés du quotidien.
A qui je m’adresse vraiment ?
Il y a des personnes avec qui l’accompagnement neuroatypie va fonctionner. Et d’autres avec qui il ne fonctionnera pas, ou pas immédiatement.
Les personnes qui viennent me voir ont souvent en commun cette sensation d’être en décalage permanent. Avec leur entourage, avec le monde du travail, avec eux-mêmes parfois. Certaines viennent de recevoir un diagnostic TDAH ou HPI à quarante ans passés et cherchent à relire toute une vie à travers ce nouveau prisme. D’autres sont hypersensibles et épuisées d’absorber tout ce que les autres ne semblent pas même remarquer. D’autres encore cumulent plusieurs de ces dimensions sans savoir très bien par quel bout commencer.
Ce qu’elles ont toutes en commun ce n’est pas une étiquette. C’est une fatigue profonde de devoir s’expliquer, se justifier, s’adapter en permanence à un monde qui n’a pas été pensé pour elles. Et quelque part, l’envie de trouver enfin un espace où tout ça est compris sans avoir à le démontrer.
C’est exactement ce que je propose. Pas de promesse de transformation spectaculaire. Un travail honnête, avec des outils que j’ai moi-même traversés, et un regard qui connaît ces profils de l’intérieur.
Et si nous construisions quelque chose ensemble ?
Dans l’accompagnement neuroatypie, je n’annonce pas de miracles. Je ne promets pas de révélation en un week-end ou en une seule séance. Je ne vous dirai pas que vos souffrances vont s’évaporer si vous trouvez le bon alignement vibrationnel ou la bonne fréquence de pensée.
Ce que je fais, c’est travailler sérieusement, avec des outils certifiés et une expérience personnelle du fonctionnement neuroatypique. Je me forme en continu, en ce moment par exemple je suis le MOOC « Vivre avec le TDAH à travers les âges » élaboré en partie par le professeur Nader Perroud. Et j’apporte une vraie exigence envers moi-même dans tout ce que je propose.
Si vous cherchez quelqu’un qui vous dise ce que vous avez envie d’entendre, je ne suis probablement pas la bonne personne. Mais si vous cherchez quelqu’un qui vous accompagne honnêtement, à votre rythme et en toute bienveillance, avec ce dont vous avez vraiment besoin, alors peut-être qu’on a des choses à construire ensemble.
Le premier pas, c’est un appel gratuit de 15 minutes, sans engagements, pour voir si l’approche vous parle.

